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28-07-2017 - 12:48 (GMT+0100) Imprimer


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Le contexte transfrontalier

Vers le niveau supérieur


 

La liaison de Sélange   

Après la réalisation d’une nouvelle jonction autoroutière dite A28 entre la A44/E25 aux abords d’Arlon aboutissant sur le contournement de Longwy et avec l’élargissement à 2 x 2 voies de la A30 entre Thionville et Longwy, le trafic de transit disposera d’un by-pass contournant entièrement notre pays.

Cette nouvelle route confère au Grand-Duché l’opportunité d’y raccorder la Collectrice du Sud (A13) par la construction d’une liaison de quelques kilomètres et l’aménagement d’une jonction avec cette A28 aux abords de Sélange. La transformation d’une autoroute collectrice du trafic national en une autoroute transfrontalière attire certes davantage de trafic de transit, mais est également appelée à délester le contournement ouest de la capitale d’une partie du trafic transitaire et de libérer ainsi des capacités pour assurer dans le temps la vocation d’une voie de contournement.

Comme son nom le dit, le rôle principal revenant à la Collectrice du Sud est de collecter le trafic à destination ou en provenance des agglomérations, des usines et des zones d’activités du bassin minier tant pour assurer les déplacements entre les localités que pour garantir l’évacuation vers les autoroutes radiales en direction de la capitale ou des pays limitrophes.

Après le raccordement de la Collectrice du Sud (A13) à la nouvelle A28 sur le territoire belge faisant la jonction entre l’autoroute de Bruxelles (E25) et le contournement de Longwy (vers A30 direction Thionville), la Collectrice du Sud deviendra une autoroute internationale. Les objectifs principaux poursuivis par cette initiative sont :

  • le délestage du contournement Ouest de la capitale d’une partie de son trafic de transit et la libération de capacités suffisantes pour garantir le retour à sa vocation primaire de l’organisation de la circulation interquartiers de la Ville de Luxembourg,
  • la création par l’interconnexion du réseau, d’un itinéraire de rechange au trajet de transit traditionnel passant par la A6 (autoroute d’Arlon) ou la A3 (autoroute de Thionville) susceptible de servir de by-pass en cas d’accident, de réalisation de travaux routiers ou de surcharge momentanée.
    La mise en pratique de ce dernier objectif présuppose une collaboration transfrontalière des systèmes de guidage de trafic [CITA].

La nouvelle conception de l'échangeur Biff

Dans la configuration actuelle la Collectrice du Sud se prolonge par un souterrain sous le rond-point Biff dans le contournement de Pétange reliant entre elles deux routes de catégorie et de fonction différentes. Le prolongement de l'autoroute A13 vers Sélange fournit l'occasion pour redresser cette situation.

Alors que l'axe de la nouvelle A13 reliée à la Belgique sera légèrement déporté vers l'Est, le giratoire de Biff, déconnecté du réseau de la grande voirie, constituera le point de jonction entre le contournement de Pétange et le futur contournement de Bascharage. Les correspondances entre cette voirie et l'autoroute A13 seront assurées par l'aménagement d'un nouvel échangeur. Complétée plus tard par le contournement de Dippach, cette artère d'ordre supérieur réservée à la circulation des véhicules automoteurs constitue une liaison de haut niveau entre la Ville de Luxembourg et le Pôle Européen de Développement (PED) aménagé sur d'anciennes friches industrielles au coin des trois pays que sont la France, la Belgique et le Luxembourg. Cette route sert par ailleurs d'itinéraire à la route européenne E44 entre Luxembourg et Longwy (voir aussi projet 3.6 : Contournement de Bascharage/Dippach).

 

L’accès au site Belval et la liaison de Micheville   

Depuis près de 15 ans, les autorités françaises cherchent à connecter leur région limitrophe au réseau autoroutier luxembourgeois par une nouvelle liaison routière de haut niveau. Leur idée initiale de créer une jonction autoroutière entre la A30 française (Thionville – Longwy) et la A4 luxembourgeoise (Esch/Alzette – Luxembourg) s’est heurtée à l’opposition des autorités luxembourgeoises voulant éviter à tout prix de faire de l’autoroute d’Esch, déjà arrivée à la limite de ses capacités, une autoroute internationale.

Du point de vue géographique, l’usine de Belval du groupe ARCELOR, s’étendant de la périphérie Est d’Esch/Alzette jusqu’au vieux village de Belvaux à l’Ouest, elle s’opposait à la création d’une liaison directe entre les agglomérations de Micheville, de Villerupt, de Russange et d’Audun-le-Tiche. C’était cet obstacle infranchissable qui donnait naissance à la double solution de deux routes contournant en forme de tenailles les usines sidérurgiques. La composante Ouest était constituée d’une route partant du contournement projeté à la périphérie sud de l’agglomération de Belvaux pour rejoindre le site industriel de Micheville. La partie Est était formée par le petit contournement de la ville d’Esch/Alzette faisant la jonction entre la route départementale D16 en provenance d’Audun-le-Tiche et le rond-point Raemerich à l’extrémité de l’autoroute A4.

Ce n’est qu’après la mise à disposition par l’ARCELOR d’une partie de ses terrains du site de Belval, convertie en friche industrielle, qu’une liaison directe a pu être envisagée. Les pourparlers entamés directement entre l’Administration des Ponts et Chaussées et la direction des routes du Conseil Général de la Moselle ont abouti à une nouvelle liaison routière prenant son départ du côté français sur la D16 à l’Ouest de la localité de Villerupt, passant entre Russange et Audun-le-Tiche, pour se rabattre au Nord et pour rejoindre la frontière luxembourgeoise au Sud des voies ferrées de la zone de triage délimitant la zone des friches de Belval/Ouest. Du côté luxembourgeois cette nouvelle route porte le nom de « Liaison Micheville ».

Vocation de la liaison Micheville

Sur le plan transfrontalier, la liaison Micheville poursuit l’objectif de la création d’une liaison routière de haut niveau entre le bassin des agglomérations de Micheville, de Villerupt, de Russange et d’Audun-le-Tiche du côté français et l’autoroute Esch/Alzette-Luxembourg [A4] du côté luxembourgeois afin de permettre aux navetteurs de la Lorraine venant travailler chaque jour au Grand-Duché d’approcher la Ville de Luxembourg et ses zones périphériques par une route rapide, sûre et confortable [Déclaration sortie du fascicule « Infrastructures de Transports » du Sommet de la Grande Région du 12 novembre 2001 à Mondorf-les-Bain].

Dans le contexte des friches industrielles, la liaison Micheville garantit également :

  • la mise en place d’une voie d’accès rapide vers les sites de reconversion des friches industrielles de Belval-Ouest, du crassier de Ehlerange et du crassier de la Terre Rouge tant à partir de la région Lorraine qu’à partir du Grand-Duché ;
  • la liaison directe vers le parking de dissuasion P+R projeté à la frontière franco-luxembourgeoise aux abords de la halte de Belval, offrant aux navetteurs la possibilité de changer de mode de transport et de prendre le train pour se rendre à Luxembourg-Ville.

Description du projet

La partie luxembourgeoise de la liaison Micheville, constituant le prolongement de l’autoroute A4, prend son départ à l’échangeur de Lankelz et entre en territoire français au sud du site des friches d’Arbed Esch/Belval. A partir du point de croisement avec le CR110, le tracé de l’autoroute d’Esch est dévié vers le nord en direction du crassier de Ehlerange, passe à côté de la nouvelle centrale TGV, assure la jonction avec la friche du crassier de Ehlerange et contourne la Cité de Raemerich pour accéder au site de la friche industrielle de Belval/Ouest par le plateau du St-Esprit. Derrière la Cité Raemerich, la liaison Micheville descend dans un tunnel qui passe sous la Route Nationale N31, continue sous le plateau du St-Esprit et traverse en souterrain dans la direction nord-sud le site des friches de Belval/Ouest et elle revient en surface en territoire français au sud des voies de triage de l’ARCELOR où elle se termine sur un giratoire.

La partie du projet de la liaison Micheville se trouvant en territoire français et portant la désignation « RD16 - liaison Audun-le-Tiche (site de Micheville) - Luxembourg » évolue sous l’autorité du Conseil Général de la Moselle.

Les grands avantages de cette solution sont :

  • la libération du site des friches de Belval/Ouest de tout trafic de transit tant national que régional ;
  • la meilleure protection possible de la Cité Raemerich des nuisances en provenance de cette route d’ordre supérieur ;
  • l’élimination des effets de séparation entre les localités de Belvaux et d’Esch-sur-Alzette.

Suite à la réalisation de la liaison Micheville, la conception des échangeurs de l’autoroute d’Esch/Alzette sera révisée. Dans ce contexte, il faut citer la réorganisation de l’échangeur de Lankelz et la construction d’un nouvel échangeur nommé « échangeur d’Ehlerange ».

L’échangeur de Lankelz

L’échangeur de Lankelz, qui est le point de raccordement de la Collectrice du Sud [A13] avec l’autoroute d’Esch [A4], sera réaménagé en carrefour giratoire (Ø extérieur : 100 m) surplombant l’autoroute et relié à celle-ci par quatre bretelles disposées en forme de losange. Seule la liaison Luxembourg – Differdange disposera d’un by-pass.

Cette nouvelle forme a les avantages :

  • d’augmenter la capacité de cette jonction
  • de mieux équilibrer les différents mouvements
  • de briser le flux du trafic venant de la Collectrice du Sud pour entrer dans la Ville d’Esch/Alzette et d’en apaiser la vitesse à l’approche des quartiers périphériques.

L’échangeur de Lankelz sera appelé à être le point de raccordement préférentiel des résidents d'Esch/Alzette voulant soit accéder aux sites de reconversion des friches du crassier de Ehlerange et d’Arbed Esch/Belval soit rejoindre le bassin de Villerupt/Audun-le-Tiche/Micheville sur territoire français.

L’échangeur d’Ehlerange

Le second et nouvel échangeur, celui d’Ehlerange sera aménagé en arrière de la Cité Raemerich et aura la double fonction :

  • d’assurer l’accès vers le crassier d’Ehlerange et
  • de rétablir les communications interrompues avec le giratoire de Raemerich contourné par le tracé de la nouvelle liaison Micheville (accès vers les usines ARCELOR).

Cet échangeur est conçu comme carrefour giratoire placé sous le tracé de la liaison Micheville et raccordé à celle-ci par quatre rampes. Une bretelle de délestage à voie unique, destinée uniquement au trafic depuis l’A4 vers le site de reconversion de Belval Ouest, est prévue. Son tracé sera situé entre la voie expresse et la voie ferrée redressée. Un ouvrage commun permettra au rail et à la route de franchir l’accès à la zone de Ehlerange.

Comparée à d’autres variantes envisageables, cette conception présente les avantages suivants :

  • meilleure compréhensibilité par un regroupement des deux fonctions, desserte du crassier de Ehlerange et connexion du rond-point Raemerich, sur un seul échangeur;
  • échangeur complet permettant tous les mouvements tant à partir du crassier de Ehlerange que du côté du giratoire de Raemerich;
  • bonne intégration de l’échangeur dans le paysage;

Tous ces avantages se laissent seulement obtenir au prix d’un déplacement assez onéreux de la voie ferrée existante, qui préserve cependant la possibilité d’un raccordement du site de la friche du crassier de Ehlerange à l’infrastructure ferroviaire.

Le rond-point Raemerich, qui ne sera plus le point d’aboutissement de l’autoroute A4, va donc perdre sa fonction principale de collecte et de distribution de la circulation dans la région. Il restera cependant le point de raccordement des usines ARCELOR du site de Belval-Est et devra de ce fait être équipé d’une nouvelle branche assurant la liaison avec le nouvel échangeur de Ehlerange.

Son étendue pourra cependant être limitée (par exemple en le transformant en une forme de carrefour plus traditionnelle) les espaces ainsi récupérés pouvant être utilisés pour la mise en place d’une urbanisation faisant la jonction entre les quartiers ouest de Esch/Alzette et la cité Raemerich.

Les échangeurs desservant le site des friches de Belval/Ouest

Reste à noter que dans le contexte du projet « liaison Micheville », le site des friches de Belval/Ouest sera desservi par deux nouveaux accès, celui du Nord assurant la jonction avec la liaison de Micheville et avec la route N31, celui du Sud faisant le raccordement tant à la liaison Micheville qu’au CR168.

L’accès Nord au site se fait par la liaison Micheville à l’aide de deux bretelles prenant leur départ juste avant son entrée en tunnel et aboutissant sur la N31 entre Belvaux et le rond-point Raemerich. Au-delà de la N31, ces deux bretelles se poursuivent sur un square rectangulaire se terminant sur un giratoire. A partir de ce giratoire, le site des friches de Belval/Ouest est raccordé par deux branches ; l’une passant sur le boulevard urbain aménagé sur le couvercle du tunnel de la liaison Micheville, l’autre portant vers le sud pour se rabattre près du Centre de Conférences en direction Est-Ouest. Le giratoire dispose d’une branche supplémentaire destinée à supporter le trafic de chantier du site des friches autorisé de traverser les usines d’ARCELOR à partir du rond-point Raemerich.

L’accès Sud au site se fera par une route à 2x1 voies prenant son départ au nouveau giratoire aménagé en territoire français sur la liaison Micheville. Les voies ferrées des CFL et du faisceau de la gare de triage des usines ARCELOR seront franchies par un ouvrage souterrain et l’entrée au site aboutira à l’extrémité Est du « Square Mile ».


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