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18-11-2017 - 22:36 (GMT+0100) Imprimer


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Le contexte transfrontalier et national

Vers le niveau supérieur


 

Le by-pass de Foetz   

Après le raccordement de la Collectrice du Sud [A13] à la nouvelle A28/liaison de Sélange sur le territoire belge faisant la jonction entre l’autoroute de Bruxelles [E25] et le contournement de Longwy (vers A30 direction Thionville), un seul problème subsiste sur l’itinéraire de la Collectrice du Sud, à savoir le point d’étranglement de Lankelz. Afin de palier à cette difficulté, il s’avère judicieux de réaliser le dit by-pass de Foetz, donnant ainsi une continuité au tracé de la Collectrice du Sud et par là même résolvant les problèmes existants actuellement à la hauteur de l’échangeur de Lankelz.

La Collectrice du Sud sera donc à l’avenir (horizon 2010-2015) appelée à drainer une plus grande partie du trafic transitaire et elle perdra en attractivité pour le trafic origine-destination au niveau régional entre les différents centres d’attraction du bassin minier. Pour empêcher le trafic de circuler de nouveau à travers les localités, il faut changer de conception générale et compléter le réseau routier d’ordre supérieur par l’une ou l’autre nouvelle infrastructure routière destinée à combler les déficits résultant du changement de vocation de la Collectrice du Sud (voir "Les projets autoroutiers" et "La Capitale et sa périphérie").

 

La mise à 2 x 3 voies de certains tronçons d’autoroute de la A3/A6   

Comme déjà énoncé à plusieurs reprises le majeur défaut de la structure du réseau autoroutier est que, mise à part l’autoroute vers la Sarre, toutes les autoroutes internationales et nationales convergent vers la capitale où elles rejoignent le boulevard périphérique de la Ville de Luxembourg.

Ceci a pour conséquence qu’à l’approche et à la périphérie directe de la Ville de Luxembourg les autoroutes atteignent la saturation vu qu’aux vocations normales:

  • de contournement des agglomérations à la périphérie des villes du trafic approchant la capitale par les navetteurs indigènes et par les frontaliers, et
  • de résorption du trafic interurbain entre les différents quartiers de la Ville,

s’ajoute la fonction de l’évacuation des flux du transit international tant des poids lourds que des véhicules à personnes.

Ce manque de capacité, particulièrement exprimé aux heures de pointe, fait qu’une partie du trafic, généralement aux destinations plus locales, quitte les autoroutes pour emprunter les routes du réseau de la voirie normale et pour traverser les zones habitées des localités situées à la périphérie de la capitale, voire pour circuler en passage clandestin à travers la Ville de Luxembourg.

Cette situation s’empire encore en cas d’incident ou d’accident sur l’autoroute d’Arlon [A6], l’autoroute de Thionville [A3] resp. l’autoroute de Trèves [A1].

Pour remédier à cette situation, il est prévu d’élargir certains tronçons d’autoroute à 2x3 voies, à savoir la A6 entre le point de raccordement de la future tangente Ouest à Capellen et la Croix de Gasperich et la A3 entre la Croix de Gasperich et la Croix de Bettembourg.

Le programme de l’élargissement se limite donc à quelques sections internes et ne se poursuit sur aucune autoroute jusqu’à la limite territoriale du Grand-Duché. Avec cette conception il est évité d’attirer encore davantage de trafic de transit international ou d’augmenter l’attrait du réseau autoroutier pour les frontaliers. La capacité supplémentaire est destinée à augmenter la fluidité, le confort et la sécurité de roulement dans la périphérie directe de la capitale, de manière à inciter les usagers indigènes à profiter de cette infrastructure pour approcher la capitale, à emprunter le boulevard périphérique pour contourner la capitale au lieu de la traverser et à encourager les résidents de la Ville de Luxembourg à utiliser le périphérique pour faire les transferts entre les quartiers de la Ville.

L’ajout d’une voie de circulation dans les deux directions d’une autoroute permet d’accroître de 50% sa capacité d’évacuation.

D’autres avantages plaidant en faveur de l’extension d’une infrastructure existante plutôt que pour la création d’une nouvelle route se trouvent sur le plan de la réduction des nuisances acoustiques et autres et de l’évitement d’un morcellement supplémentaire du paysage.

Une simulation récente réalisée dans le cadre des études de l’IVL – « Integratives Verkehrs- und Landesentwicklungskonzept » - montre que la mise à 3 voies du cordon d’autoroute entre l’échangeur de Capellen sur la A6 et la Croix de Bettembourg sur la A3 en passant par la Croix de Gasperich diminue sensiblement l’intensité des flux sur l’ensemble de la voirie se trouvant à l’intérieur de la zone entourée par ce projet, y compris l’autoroute Luxembourg – Esch/Alzette, zone qui, dans le cadre de cette même étude IVL, est envisagée pour servir de réserve pour l’implantation de nouvelles aires réservées à l’habitat particulièrement à proximité des lignes ferroviaires actuelles ou à construire.

Sur la Croix de Gasperich, formant la charnière entre les autoroutes A1, A6 et A3, point névralgique combinant échangeur et croisement d’autoroute, le trafic circulant sur l’axe de transit principal (Arlon-Luxembourg-Thionville) est obligé à changer d’autoroute en circulant sur une simple bretelle à une seule voie de circulation. Il n’est donc pas étonnant que le programme de mise à 3 voies a commencé par le réaménagement de cette croix autoroutière.

Les autres tronçons du projet d’élargissement sont actuellement à l’étude.


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